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[ Rétrospective ]


Je suis de retour, avec 15 kilos en moins et une envie d'écrire. Je me lance dans la rédaction d'un article qui j'espère sera intéressant, à écrire, mais aussi à lire. Je ne sais pas encore quelles directions je vais lui donner, je verrai bien au fil des lignes.


Rétrospective, car il faut faire un pas en arrière pour comprendre aujourd'hui, il faut savoir accepter le passé, pour imaginer l'avenir. Elle me manque. Qui me direz-vous ? La seule personne qui ne lira pas cet article, une personne que je connais depuis 2004, une personne que j'ai aimé (amicalement), qui maintenant ne me donne plus de nouvelles plus rien.


Certains diront, que
c'est à cause de mon sale caractère, ce n'est pas le cas, l'entité qui nous à séparé c'est le temps, c'est ce fichu temps. C'est sûr qu'il est facile d'accuser un absent, je le reconnais, la faute vient aussi du fait qu'on ne se soit plus donné de nouvelles depuis des mois. C'est dans nos tempéraments, je pense, nous n'avons pas l'initiative des messages, ce qui provoque un oubli progressif.


Ce m
atin, j'ai voulu envoyer un message, histoire de ne pas sombrer, la réponse était « échec », elle a changé de numéro, de ville, elle a disparu. Ainsi nos chemins se sont séparés, sans un réel espoir de retour. Heureusement tous ne se finit pas ainsi, et que cette perte, donne une ouverture, permet d'ouvrir les yeux vers des personnes durables. Le temps a aussi cette vertu, de faire le tri, un tri dur, mais un tri réel, il permet de voir qui reste et qui s'en va.


C
e qui aboutit, à la comparaison suivante, la vie comme un hall de gare, certains arrivent, d'autres partent, personne ne reste. Mais des fois, une ou deux personnes restent plus longtemps, un train raté, peut être, le hasard, mais la gare reste en éveil, car au bout d'un certain temps, ils forment des piliers, et sans ses piliers la gare s'écroule.


Voir la vie comme
un équilibre, est, je pense chose importante, un équilibre, entre ceux qui restent, et ceux qui partent, mais quand un poids lourd quitte la balance l'équilibre n'est plus. On essaye de compenser avec le tout venant, mais rien de tel, pour déséquilibrer encore plus les choses, alors on se retrouve avec un actif et un passif, disproportionnés, jusqu'au jour, où tout s'équilibre. Car il est important de savoir, qu'en voulant gagner le temps, rien de bon ne peut sortir. Vouloir bruler les étapes n'est pas une solution, l'équilibre vient lentement et peu à peu. Mais aujourd'hui, on a tendance à oublier ça. J'ai tendance à l'oublier, qu'en allant trop vite, on va plus vite dans le mur, et sans le voir.


Cela étant dit,
je peux passer à la seconde partie de l'article. L'idée d'être dans une impasse, être bloqué sur les chemins de sa vie, sans réellement savoir où aller. Faire une rétrospective d'un passé proche, voir plus ancien, et se dire qu'il n'y a pas vraiment de sortie honorable à une situation. En d'autres termes dire, voilà, le passé est ici, comment je peux continuer. L'idée est proche de celle développée ci-dessus. On trouve encore la notion de l'équilibre sur complexe à attendre, et des fois on ne sait pas comment y arriver, on se retrouve alors face à l'impasse, quelque soit le choix fait, ce choix sera mauvais.


Deux routes (voir pl
us), mais aucune ne me convient, chose qui n'est pas très réjouissante, mais il faut choisir, car à ménager la chère et le chou, on ne se retrouve sans rien. Mais il y a la peur, la peur de choisir, la peur d'avancer, car l'équilibre passe par le choix, mais celui-ci implique un risque et donc une peur. La peur de la vie, aimer la vie, mais avoir peur de celle-ci. Cela peut sembler quelque peu paradoxal, mais la chose demeure vraie, la peur de l'avenir fait partie de nous. Certains diront, « oui moi, je vis au jour le jour », certes, mais il faut tout de même savoir où l'on va. Savoir où aller est une chose importante, car c'est une composante de ce qui fait notre liberté. Mais si on avance dans le flou ? La peur peut surgir. Peur de quoi me direz-vous ? Peur d'échouer, de perdre, du malheur, de la solitude... A ceci, je peux répondre, qu'il ne reste un seul moyen de le savoir, c'est de Vivre. Il faut vivre, pour savoir de quoi la vie est faite. C'est certainement la meilleure chose à faire finalement, être soi, continuer sa route, ne pas faire attention, à ceux qui ne le méritent pas. C'est peut-être une solution un peu simple.



En attendant, je vis, je continue, seul.





# Posté le lundi 08 décembre 2008 15:12

Modifié le lundi 08 décembre 2008 15:48

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