Un peu plus d'an plus tard. Tellement de chemin parcouru, tellement d'avancées, d'évolutions, de changements, celui que j'étais n'est plus celui que je suis.
Dans un sens, ma vie a connu plusieurs schismes, je ne sais pas combien exactement, certains étaient plus importants que d'autres. Mais au lieu de fuir, comme j'avais pris mon habitude, et regretter le temps passé, j'ai affronté, combattu et sorti victorieux contre mes démons. Certes, ils ne sont tous pas morts, mais, j'espère qu'ils resteront aux enfers. Car pour la première fois, j'ai pu devenir, le cauchemar de mes démons. Je ne fuis plus, j'attaque de face. Avant, je pouvais être qualifié comme compliqué, je me sentais insignifiant, même si j'étais entouré. Mais dans mon entourage, je me sentais opprimé, incapable de m'ouvrir. En un sens abandonné, avec une peur certaine pour l'avenir.
Ce temps est terminé, mes démons ont perdu, mes fantômes ne sont plus que des restes d'ectoplasmes en lambeaux. Ils ne sont plus rien à mes yeux. Vous êtes morts. Tout ce qui me posait problème avant est définitivement mort en enterré. Tout est fini, je continue. Restez derrière moi, vous êtes bien, là où vous êtes. L'enfer c'était les autres, ils m'ont pourri la vie. Mais c'est finit, aujourd'hui, je pense à moi. Je mets au placard, cette hypersensibilité qui m'a fait tant souffrir, Car j'en ai assez d'avoir mal, mal au coeur, de la nostalgie, du vague à l'âme. Pourquoi n'ai-je pas le droit de créer mon propre bonheur ? Je commence à trouver mon équilibre, je suis en route vers le bonheur. Je ne laisserai personne y toucher. Je ne dis pas non plus, que je vais tomber dans un égoïsme primaire, mais je vais fixer de nouvelles priorités. Ceux qui pouvaient compter sur moi, le peuvent encore aujourd'hui. Mais ils le savent.
Quand il y a mort, il y a forcément la naissance. Je suis toujours tirailler, et en conflit avec cet avènement, mais une personnalité plus forte, plus confiante émerge. Toute naissance suppose la douleur, un arrachement, à un cocon, à une complaisance, certes confortable, mais néfaste. Il est temps de sortir, et de piquer la poupée, avancer, évoluer, une bonne fois pour toute. En un sens, je me ferme, pas complètement, mais l'idée est de se dire, je n'ai pas besoin des autres pour m'aimer, puisqu'aujourd'hui, je m'aime déjà. Au risque de passer imbu de ma personne, mais qui n'a jamais voulu de ça ? Car c'est une base, reprendre les choses dans le bon ordre, s'aimer, et ensuite, se présenter aux autres et que ces derniers, acceptent. Et puis, s'ils refusent, ils y a d'autres personnes. Le monde est sans limite. Il faut donc savoir lever les barrières, l'embargo intellectuel est terminé.
A trop chercher, on oublie sa quête. J'en ai assez, de ce jeu de chat et de souris, je suis las. Mon coeur a finalement lâché, plus tard que prévu, mais l'horloge s'est brisée. Je ne cherche plus, je ne demande rien. Qui vivra verra, advienne qui pourra. Je continue ma route, si je croise tant mieux, je ne croise pas tant pis. Le bonheur peut très bien se faire seul, l'équilibre aussi, un équilibre est plus stable, quand il est fait seul, que quand il est fait à deux. Le mieux étant de contrôler la situation, pour ne pas que cette dernière nous échappe. On ne badine pas avec l'amour, M. de Musset a raison, en amour, nous sommes trompés, blessés et malheureux. J'ai aimé, ce temps-là est peut être derrière moi. Ou peut-être n'ai-je personne à aimer ?
Je continue, dans ce changement perpétuel, continuité et changement, au moins, je reste aussi paradoxal. Ce sont peut-être les derniers reliquats qui me restent de ma vie passée.